NOIRES MINES SAMIR

CRÉATION JANVIER 2021

THÉÂTRE DOCUMENTAIRE

Auteur / Metteur en scène : Antoine d'Heygere
Interprétation : Bachir Tlili
Dramaturge : Julie Ménard
Collaboratrice artistique : Chloé Simoneau
Production : collectif l a c a v a l e

RÉSUMÉ

« Je voudrais bien être heureux, mais je sais que je serai jamais heureux. Je dois le payer. Je dois payer quelque chose. Mais je sais pas quoi. »

Noires mines Samir est l’histoire d’une malédiction qui poursuit le sixième enfant d’une famille d’immigrés algériens arrachés à leurs montagnes kabyles pour les mines du nord de la France. C’est l’histoire de ce jeune garçon de treize ans qui découvre son homosexualité en même temps que la colle à rustine.
C’est aussi l’histoire de l’homme qu’il est devenu aujourd’hui. Condamné à tourner en rond entre les quatre murs de sa chambre. Entouré par les chansons de sa jeunesse perdue et visité par les voix de son passé. À la veille de ses cinquante ans, une amitié inattendue - arrachée au destin - lui fait caresser l’espoir de briser enfin le sort.

Noires mines Samir est un seul-en-scène de théâtre.

ORIGINES DU PROJET

Inspiré par Rendez-vous Gare de l’Est de Guillaume Vincent avec Émilie Incerti Formentini, ce monologue est né d’entretiens sonores que je mène auprès de A, alias Samir, un patient de l’hôpital psychiatrique de Lille depuis 2016.
Dans ce texte, je me suis mis au service de sa langue. Je souhaite faire entendre la singularité de son rythme et de sa grammaire. Comme Samir va d’avant-en-arrière, du passé au présent, à tout bout de champ, enfermé dans une éternité maladive. Les pauses inattendues. Les longs silences. Les accélérations soudaines. Le vocabulaire surprenant. Les associations d’idées incongrues mais si belles et sauvages.
Cette parole documentaire, je l’ai aussi transformée afin de lui donner une valeur sur scène. Je me pense comme un médiateur entre Samir et ceux qui viendront au théâtre mais n’entendront probablement jamais un homme comme lui parler. Je souhaite faire monter sur scène cet homme en marge, relégué parmi tous ceux des coulisses, les herbes folles de notre société. D’autant plus que ce que Samir dit aujourd’hui de notre société, et notamment aux enfants d’immigrés nord-africains, me semble capital dans l’espoir d’un avenir commun. L’amitié qui nous lie dans la pièce en est le symbole.

Dates passées

21 juillet 2019
AVIGNON : lecture dans le cadre des OFFicieuses du théâtre Artéphile

5 et 6 décembre 2019
LILLE : lecture dans la Grande cuve de la Maison Folie Moulins

DATES À VENIR

30/03/2020 — 17/04/2020

CNES - La Chartreuse - Centre national des écritures du spectacle / Villeneuve les Avignon